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Un peu d'histoire

Cliquer pour afficher un agrandissement (70K), puis sur "Précédent" pour revenirLes facteurs géologiques et climatiques ont toujours favorisé une implantation humaine sous le Baou de Saint-Jeannet.

Même dans les temps préhistoriques, bien plus froids qu'actuellement, les nombreuses grottes que l'érosion avaient creusées dans la falaise calcaire ont été utilisées comme abris.

Les Ligures, installés depuis les temps les plus lointains dans la région, furent vaincus puis assimilés par les Celtes venus du Nord quelque 200 ans avant notre ère.

Entre 16 et I2 avant J.C., l'empereur Auguste fut victorieux sur des tribus Celto-Ligures.
Pendant cinq siècles la nouvelle province des Alpes-Maritimes allait profiter de la paix romaine.
La grande voie Julia Augusta, menant d'ltalie en Provence par Cimiez (Cemelenum) et Vence (Vintium),passait près de l'actuel château de la Gaude et traversait le quartier de la Billoire.

La décadence, puis la chute de l'empire romain, entraînèrent la ruine de la région. Il faudra attendre le début du deuxième millénaire, après l'expulsion des Sarrasins du massif des Maures et l'installation du régime féodal, pour que cette contrée, quasiment désertée et retournée depuis cinq siècles à la friche, retrouve, sous la protection du Comte de Vence, une implantation humaine permanente.

C'est au Xllle siècle qu'une dizaine de familles se réunirent sur l'emplacement de l'actuel cimetière de Saint-Jeannet, à mi-chemin des terres fertiles et des grottes protectrices de la montagne. Les habitants dénommèrent ce lieu Castrum de Sancti Johannes.

Au XIVe siècle, l'agglomération s'était déjà développée au point de totaliser un millier d'âmes. De nouveaux quartiers se bâtissaient hors des murs ; à la Ferrage, à Saint-Claude, au Verger. La communauté des habitants s'était organisée.

Cliquer pour afficher un agrandissement (23K), puis sur "Précédent" pour revenirLa prospérité de ce village a été remarquable au XVlle et auXVIlle siècle, même s'il a eu la malchance de se trouver tout près du Var, qui marquait alors la frontière entre la France et les Etats du Duc de Savoie. Saint-Jeannet y gagna d'être plusieurs fois mis à sac.

La Révolution toucha peu la cité, même si la population dans son ensemble se montra plutôt favorable au nouveau régime.

Durant le XIXe siécle, Saint-Jeannet qui comptait plus de 1300 habitants, connut un fort développement. Le terroir était entièrement cultivé. De nombreux artisans pourvoyaient aux besoins locaux. La vigne produisait un raisin réputé, ainsi qu'un vin gouleyant et généreux. Les feuillages de quinze à vingt mille oliviers consacraient la beauté de ce paysage classique qui avait inspiré Nicolas Poussin et qui séduira encore de nombreux peintres.

Cliquer pour afficher un agrandissement (27K), puis sur "Précédent" pour revenirLa population s'enrichit rapidement. L'eau courante fut installée en 1876 et l'électricité en 1902.Mais Saint-Jeannet allait beaucoup souffrir de l'adaptation au monde moderne. Après avoir perdu 52 des siens sur les champs de bataille de la guerre de 1914/1918, le village s'est lentement dépeuplé au cours de la première partie du XXe siècle, jusqu'à ne compter que 775 habitants en 1931, et 759 seulement en1946.

Cliquer pour afficher un agrandissement (40K), puis sur "Précédent" pour revenirLes années 50/60 allaient évidemment imposer des changements décisifs : de nouvelles cultures apparurent (roses, oeillets) ; surtout, le prodigieux développement de la zone littorale et la généralisation des moyens de transports individuels plaçaient Saint-Jeannet dans une situation nouvelle.

Le village se trouve maintenant confronté, avec ses 3647 habitants, aux problèmes de croissance propres à ceux d'une grande région urbaine et touristique. Mais il entend avant tout conserver son site exceptionnel et défendre un cadre de vie encore largement préservé, un combat dont dépend son avenir.