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LA
FARANDOLE
Danse
en chaîne ouverte, la Farandole est répandue dans tout le bassin méditerranéen,
depuis des millénaires. C’est véritablement la danse Nationale des Provençaux.
C’est une danse imitative : les mouvements des bras des danseurs
rappellent le vol des grues, oiseaux migrateurs annonciateurs des beaux
jours, et les évolutions font penser aux ondulations du serpent, symbole
de vie et de fécondité.
Notre farandole débute par 5 pas classiques .
LA
MAURESQUE
C’est
une danse d’armes et de carnaval dansé par groupe de deux ou trois :
un garçon ; portant une épée dans la main droite, une orange dans
la gauche ; est entouré d’une ou de deux filles.
Les symboles de l’épée et de l’orange sont évidents ; ils représentent
l’homme et la femme comme le confirme bien la dernière figure !
Les combats des garçons évoquent la lutte entre l’hiver et le printemps
et l’appel aux forces végétatives pour la renaissance de la nature
LE
QUADRILLE
Les
quadrilles ne sont pas d’origine provençale, mais les provençaux les ont
rapidement adoptés et leur ont imprimé leurs propres couleurs.
Le quadrille que dansent leï Courcoussoun s’intitule "La Noce a Fricotte"
et comprends 5 figures :
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Le
pantalon |
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La
poule |
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La
pastourelle |
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La
boulangère |
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Le
galop |
LES
FILEUSES
Le
jeune homme est un berger qui fait un petit somme pendant que ses moutons
"chaument" à l’ombre de quelques buissons.
Quatre jeunes bergères qui filaient leur quenouille dans un pré voisin
le remarquent et s’empressent de venir le taquiner.
Tout flatté de l’intérêt qu’elles lui portent, il va essayer de leur conter
fleurette à toutes les quatre, mais les fines mouches ne se laissent pas
prendre à son jeu et le pauvre garçon ne s’attendait certes pas au sort
qu’elles lui réservent
LES
COCOS
S’ils
sont vêtus de blanc, s’ils font beaucoup de bruit avec les noix de cocos
et les grelots dont ils sont harnachés, c’est à coup sûr, pour éloigner
les mauvais esprits.
Mais, sage précautions, ils se sont noircis le visage pour ne pas être
reconnus des mauvais génies.
A l’origine, les cocos sont une danse de la fertilité ? Mais nous
pouvons nous rappeler en les voyant, que les Maures ont très souvent fréquenté
les rivages de la Provence entre le 10ème et le 12ème
siècle.
LE
VIRO-VIRO
Danse
en cercle fermé, porteuse de pouvoirs magiques chez les peuples primitifs.
Garçons et filles dansent ensemble, puis garçons seuls, puis filles seules,
chacun cherchant à se faire valoir aux yeux du sexe opposé.
Pour savoir qui l’emporte, il faut attendre la fin.
LA
MATELOTE
Danse
de marins, la matelote évoque tous les gestes accomplis par les matelots
durant sa journée de travail : ramer, tirer les filets, hisser la
voile, grimper dans les haubans, scruter l’horizon.
C’est une danse qui demande pas mal de virtuosité et nécessite la connaissance
de nombreux pas classiques.
Et puis certains ne sont-ils pas sujets, comme tout le monde, au mal de
mer ? A moins que, descendus à terre pour une courte escale, ils
n’aient un peu trop abusé de la bouteille…
LES
JARDINIERES
C’est
une danse de la végétation, une des formes du culte universel de la Terre-Mère,
chère aux populations agricoles.
L’arceau fleuri symbolise le firmament, l’arc-en-ciel qui unit le ciel
et la terre, qui fait descendre les influences bénéfiques sur la végétation,
d’où les paniers pleins de fleurs que portent les jardinières.
A la fin, tous les arceaux fleuris sont réunis dans le pot qui, lui aussi,
a un sens symbolique : il figure une source d’abondance et de vie.
LE
RIGAUDON RUDE
C’est
la danse reine en Provence contre laquelle au 17ème siècle,
Monseigneur Godeau, évêque de Vence, mena une lutte sévère. Pour lui,
c’était le démon qui avait inventé cette danse indécente et scandaleuse.
Le fait de lever très haut la jambe, pour des villageoise qui à l’époque
ne portaient pas de pantalon, pouvait paraître, en effet peu convenable.
Danser la rigaudon était donc devenu u péché et les prêtres étaient tenus
de refuser l’absolution à qui s’accuseraient d’avoir dansé le rigaudon.
Mais il y avait à Mouans, un brave curé très compréhensif qui la
donnait cette absolution. Aussi les pénitents affluaient-ils à son confessionnal
et le rigaudon continua d’être dansé et survécu à 15 années de persécutions.
Ce rigaudon est un rigaudon paysan.
LE
RIGAUDON DU CALIGNAÏRE
«Le Calignaïre» est encore un rigaudon, mais vous le verrez bien
différent des autres. Ce rigaudon du Calignaïre, autrement dit de «l’amoureux»
se danse sur l’air d’une chanson que chante une jeune fille.
Celle-ci vient s’accuser à sa mère d’avoir dansé le rigaudon et s’attend
pour cela à être battue. En même temps elle proclame bien haut quelle
ne veut plus de son amoureux, qui a le nez de travers et surtout, quelle
horreur ! qui ne sait pas danser.
Voici «Lou Rigaudon du Calignaïre» qui demande beaucoup de souplesse dans
les genoux.
LE
RIGAUDON DE SALON
La
querelle autour du rigaudon avait cessé et le rigaudon lui-même s’était
transformé. vous verrez maintenant un rigaudon assagi, qui n’a plus rien
de la verdeur du rigaudon provençal : un rigaudon de salon
LES
FILLES DE MARBRE
Ce
titre un peu singulier «ballet des filles de marbres» fut attribué à une
vieille mélodie populaire introduite dans une comédie vaudeville du siècle
dernier.
Le thème en est le suivant : au début les danseurs dansent ensemble
puis en solo. Chaque danseur exécute l’enchaînement qu’il préfère ou qu’il
réussit le mieux. Après chaque solo, tous reprennent, comme un refrain,
le pas du début.
LE
PAS GREC
Le
«Pas grec» est en quelques sorte une leçon de danse.
Un danseur exécute les pas que ses camarades reprennent ensemble.
C’est une danse très technique qui montre un bel exemple de pas
classiques.
LA
FRICASSEE
Très
répandue, la Fricassé mime les jeux de l’amour. on commence par badiner,
on se frappe dans les mains, on se tire le nez, le menton, les oreilles…et…horreur,
on en arrive aux gifles.
Heureusement, comme il se doit, on se réconcilie, on s’embrasse, et tout
est bien qui finit bien.
Mais les spécialistes qui se sont penchés sur l’histoire de la danse y
voient beaucoup plus. A l’origine, ce fut une danse rituelle, une pantomime
magique qui figure la lutte du printemps chassant le vieil hiver.
LA
VOLTE
On
est sûr que la volte, elle aussi, est bien d’origine provençale.
A la renaissance, on l’appelait «la Provençale».
Introduite en Allemagne par des étudiants allemands, elle reçut un accueil
enthousiaste. Quand elle revint chez nous, un peu modifiée, elle s’appelait
«la Valse».
Elle aussi suscita des controverses : elle inaugurait la danse de
couple dans laquelle les 2 partenaires, pour la première fois, s’enlaçaient.
LA
MAZURKA
Toute
jeune par rapport à la farandole ou la volte, elle vient d’Europe Centrale
et particulièrement de Pologne.
Arrivée en France au milieu du siècle dernier, elle connut aussitôt un
immense succès en Provence, et CHARLOUN RIEU, le poète des Baux de Provence,
nous laissa les paroles de la très gracieuse «Mazurka souto li pin».
C’est en partie sur cet air que vont danser Leï Courcoussoun ; mais
aussi sur l’air de «margarida (Mazurka de haute Provence) » et la
Mazurka du Comté de Nice.
LA
TROÏKA
Comme
la Mazurka et la Polka, la Troïka nous est venue de Pologne au milieu
du XIXe siècle.
Cette danse est une combinaison de pas de Polka simple et de pas de Polka
piquée. Elle se dansait au siècle dernier dans les Alpes de Haute Provence.
Nous la dansons sur l’air de «La Troïka de Champsour»
LE
BRANDI MONTAGNARD OU BRANDI GAVOT
Les
pas de cette danse sont typiquement ceux des montagnards en principe plus
marqués que ceux des danses de la plaine. Ils sont caractérisés par de
forts frappements de pieds destinés à stimuler la terre et à faire pousser
les plantes
LES
CORDELLES
C’est
l’une des plus jolies danses de Provence.
Au centre un mât auquel sont fixés des rubans jaunes et rouges, couleurs
de la Provence. C’est une danse de métier, celle des tisserands, qui l’adoptèrent
au Moyen-age comme danse de leur corporation. Mais elle est bien plus
ancienne et pleine de symboles.
Le mât dressé, symbole d’offrandes sert de trait d’union entre le ciel
et la terre : c’est par lui que montent les prières et que redescendent
les forces bénéfiques.
Ces idées anciennes s’étant perdues au Moyen-age, on crût qu’il s’agissait
d’une danse imitative du métier de cordelier et on lui adapta des paroles
sur le tressage des cordes.
LA
GAVOTTE
Dans
la région de Gap, la jeunesse de ces rudes montagnes, enfermée durant
tout l’hiver, dansait dans les granges et les écuries.
Les danseurs rivalisaient de justesse, de précision, de rapidité, dans
les pas compliqués. La Gavotte, partie d’un simple branle paysan gagna
la cour des rois de France : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI.
Puis elle passa au théatre favorisant la renommé des grands danseurs car
elle renfermait tous les pas de ballet classique ; jetée, pas de
basque, de zéphyr, ailes de pigeon, brisés, etc…
Elle fut exigée pour l’obtention du brevet de Prévôt de danse aux armées,
comme elle l’est encore au sein des groupes folkloriques provençaux, de
ceux qui veulent devenir «Maître de danse» : au niveau technique
élevé, comme vous allez en juger.
L’ARLEQUINE
Danse
de carnaval exécutée par deux jeunes filles et un homme costumé en arlequin.
La badine dans leurs mains frappe le sol pour faire appel à la fertilité
et pour chasser les mauvais esprits.
On retrouve aussi le symbole des points cardinaux.
LEI
BOUFET
On
exécute cette danse le mercredi des cendres. Les «Boufetaire» faisaient
partie du cortège de «Caramentran». Des jeunes gens vêtus de chemises
blanches de femmes, des rubans aux épaules, des grelots aux pieds, un
soufflet à la main, des joues enfarinées, le front signé de cendres, font
une marche à «pèd cauquet» (en sautant d’un pied sur l’autre). Pendant
la danse, on égrène des couplets grivois. Les danseurs soufflent au postérieur
de leurs camarades, tout en évoluant sur deux files, en cercle, en spirales,
avec des demi-tours brusques pour changer de sens et de partenaires. Le
soufflet est garni de suie ou de farine et servait aussi à écarter les
badauds.
On y trouve un symbole lunaire : la spirale. Le pas boîté, ainsi
que la ronde à renversements caractérisent la civilisation paysanne, car
ils soulignent la faiblesse de la nature en début de cycle.
Les sauts en cadence sont des
appels pressant aux forces de la végétation, le soufflet insuffle ces
forces à la nature endormie. Cette danse se retrouve aussi dans plusieurs
régions de France : Pyrenées, Jura, etc.
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