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Les Danses

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Quelques Danses

La Farandole La Mauresque
La Matelote Les Jardinières
Les Cocos Le Viro-Viro
Le Quadrille Les Fileuses
Le Rigaudon rude  
Le Rigaudon du Calignaïre
 
Le Rigaudon de salon
Les filles de marbre
  
Le pas grec
  
La Fricassée  
La Volte  
La Mazurka  
La Troïka  
Le Brandi montagnard ou Brandi Gavot  
Les Cordelles  
La Gavotte  
L'Arlequine  
Leï Boufet  

LA FARANDOLE

Cliquer pour afficher un agrandissement (43K), puis sur "Précédent" pour revenirDanse en chaîne ouverte, la Farandole est répandue dans tout le bassin méditerranéen, depuis des millénaires. C’est véritablement la danse Nationale des Provençaux.
C’est une danse imitative : les mouvements des bras des danseurs rappellent le vol des grues, oiseaux migrateurs annonciateurs des beaux jours, et les évolutions font penser aux ondulations du serpent, symbole de vie et de fécondité.
Notre farandole débute par 5 pas classiques .

LA MAURESQUE

Cliquer pour afficher un agrandissement (49K), puis sur "Précédent" pour revenirC’est une danse d’armes et de carnaval dansé par groupe de deux ou trois : un garçon ; portant une épée dans la main droite, une orange dans la gauche ; est entouré d’une ou de deux filles.
Les symboles de l’épée et de l’orange sont évidents ; ils représentent l’homme et la femme comme le confirme bien la dernière figure !
Les combats des garçons évoquent la lutte entre l’hiver et le printemps et l’appel aux forces végétatives pour la renaissance de la nature

LE QUADRILLE

Cliquer pour afficher un agrandissement (20K), puis sur "Précédent" pour revenirLes quadrilles ne sont pas d’origine provençale, mais les provençaux les ont rapidement adoptés et leur ont imprimé leurs propres couleurs.
Le quadrille que dansent leï Courcoussoun s’intitule "La Noce a Fricotte" et comprends 5 figures :

Le pantalon
La poule
La pastourelle
La boulangère
Le galop

LES FILEUSES

Cliquer pour afficher un agrandissement (31K), puis sur "Précédent" pour revenirLe jeune homme est un berger qui fait un petit somme pendant que ses moutons "chaument" à l’ombre de quelques buissons.
Quatre jeunes bergères qui filaient leur quenouille dans un pré voisin le remarquent et s’empressent de venir le taquiner.
Tout flatté de l’intérêt qu’elles lui portent, il va essayer de leur conter fleurette à toutes les quatre, mais les fines mouches ne se laissent pas prendre à son jeu et le pauvre garçon ne s’attendait certes pas au sort qu’elles lui réservent

LES COCOS

Cliquer pour afficher un agrandissement (13K), puis sur "Précédent" pour revenirS’ils sont vêtus de blanc, s’ils font beaucoup de bruit avec les noix de cocos et les grelots dont ils sont harnachés, c’est à coup sûr, pour éloigner les mauvais esprits.
Mais, sage précautions, ils se sont noircis le visage pour ne pas être reconnus des mauvais génies.
A l’origine, les cocos sont une danse de la fertilité ? Mais nous pouvons nous rappeler en les voyant, que les Maures ont très souvent fréquenté les rivages de la Provence entre le 10ème et le 12ème siècle.

LE VIRO-VIRO

Cliquer pour afficher un agrandissement (32K), puis sur "Précédent" pour revenirDanse en cercle fermé, porteuse de pouvoirs magiques chez les peuples primitifs.
Garçons et filles dansent ensemble, puis garçons seuls, puis filles seules, chacun cherchant à se faire valoir aux yeux du sexe opposé.
Pour savoir qui l’emporte, il faut attendre la fin.

LA MATELOTE

Cliquer pour afficher un agrandissement (39K), puis sur "Précédent" pour revenirDanse de marins, la matelote évoque tous les gestes accomplis par les matelots durant sa journée de travail : ramer, tirer les filets, hisser la voile, grimper dans les haubans, scruter l’horizon.
C’est une danse qui demande pas mal de virtuosité et nécessite la connaissance de nombreux pas classiques.
Et puis certains ne sont-ils pas sujets, comme tout le monde, au mal de mer ? A moins que, descendus à terre pour une courte escale, ils n’aient un peu trop abusé de la bouteille…

LES JARDINIERES

Cliquer pour afficher un agrandissement (48K), puis sur "Précédent" pour revenirC’est une danse de la végétation, une des formes du culte universel de la Terre-Mère, chère aux populations agricoles.
L’arceau fleuri symbolise le firmament, l’arc-en-ciel qui unit le ciel et la terre, qui fait descendre les influences bénéfiques sur la végétation, d’où les paniers pleins de fleurs que portent les jardinières.
A la fin, tous les arceaux fleuris sont réunis dans le pot qui, lui aussi, a un sens symbolique : il figure une source d’abondance et de vie.

LE RIGAUDON RUDE

C’est la danse reine en Provence contre laquelle au 17ème siècle, Monseigneur Godeau, évêque de Vence, mena une lutte sévère. Pour lui, c’était le démon qui avait inventé cette danse indécente et scandaleuse. Le fait de lever très haut la jambe, pour des villageoise qui à l’époque ne portaient pas de pantalon, pouvait paraître, en effet peu convenable. Danser la rigaudon était donc devenu u péché et les prêtres étaient tenus de refuser l’absolution à qui s’accuseraient d’avoir dansé le rigaudon.
Mais il y avait à Mouans, un brave curé très compréhensif qui la donnait cette absolution. Aussi les pénitents affluaient-ils à son confessionnal et le rigaudon continua d’être dansé et survécu à 15 années de persécutions. Ce rigaudon est un rigaudon paysan.

LE RIGAUDON DU CALIGNAÏRE

          «Le Calignaïre» est encore un rigaudon, mais vous le verrez bien différent des autres. Ce rigaudon du Calignaïre, autrement dit de «l’amoureux» se danse sur l’air d’une chanson que chante une jeune fille. 
Celle-ci vient s’accuser à sa mère d’avoir dansé le rigaudon et s’attend pour cela à être battue. En même temps elle proclame bien haut quelle ne veut plus de son amoureux, qui a le nez de travers et surtout, quelle horreur ! qui ne sait pas danser.
Voici «Lou Rigaudon du Calignaïre» qui demande beaucoup de souplesse dans les genoux.

LE RIGAUDON DE SALON

La querelle autour du rigaudon avait cessé et le rigaudon lui-même s’était transformé. vous verrez maintenant un rigaudon assagi, qui n’a plus rien de la verdeur du rigaudon provençal : un rigaudon de salon

LES FILLES DE MARBRE

Ce titre un peu singulier «ballet des filles de marbres» fut attribué à une vieille mélodie populaire introduite dans une comédie vaudeville du siècle dernier.
Le thème en est le suivant : au début les danseurs dansent ensemble puis en solo. Chaque danseur exécute l’enchaînement qu’il préfère ou qu’il réussit le mieux. Après chaque solo, tous reprennent, comme un refrain, le pas du début.

LE PAS GREC

Le «Pas grec» est en quelques sorte une leçon de danse.
Un danseur exécute les pas que ses camarades reprennent ensemble.
C’est une danse très technique qui montre un bel exemple de pas classiques.

LA FRICASSEE

Très répandue, la Fricassé mime les jeux de l’amour. on commence par badiner, on se frappe dans les mains, on se tire le nez, le menton, les oreilles…et…horreur, on en arrive aux gifles.
Heureusement, comme il se doit, on se réconcilie, on s’embrasse, et tout est bien qui finit bien.
Mais les spécialistes qui se sont penchés sur l’histoire de la danse y voient beaucoup plus. A l’origine, ce fut une danse rituelle, une pantomime magique qui figure la lutte du printemps chassant le vieil hiver.

LA VOLTE

On est sûr que la volte, elle aussi, est bien d’origine  provençale. A la renaissance, on l’appelait «la Provençale».
Introduite en Allemagne par des étudiants allemands, elle reçut un accueil enthousiaste. Quand elle revint chez nous, un peu modifiée, elle s’appelait «la Valse».
Elle aussi suscita des controverses : elle inaugurait la danse de couple dans laquelle les 2 partenaires, pour la première fois, s’enlaçaient.

LA MAZURKA

Toute jeune par rapport à la farandole ou la volte, elle vient d’Europe Centrale et particulièrement de Pologne.
Arrivée en France au milieu du siècle dernier, elle connut aussitôt un immense succès en Provence, et CHARLOUN RIEU, le poète des Baux de Provence, nous laissa les paroles de la très gracieuse «Mazurka souto li pin».
C’est en partie sur cet air que vont danser Leï Courcoussoun ; mais aussi sur l’air de «margarida (Mazurka de haute Provence) » et la Mazurka du Comté de Nice.

LA TROÏKA

Comme la Mazurka et la Polka, la Troïka nous est venue de Pologne au milieu du XIXe siècle.
Cette danse est une combinaison de pas de Polka simple et de pas de Polka piquée. Elle se dansait au siècle dernier dans les Alpes de Haute Provence. Nous la dansons sur l’air de «La Troïka de Champsour»

LE BRANDI MONTAGNARD OU BRANDI GAVOT

Les pas de cette danse sont typiquement ceux des montagnards en principe plus marqués que ceux des danses de la plaine. Ils sont caractérisés par de forts frappements de pieds destinés à stimuler la terre et à faire pousser les plantes

LES CORDELLES

C’est l’une des plus jolies danses de Provence.
Au centre un mât auquel sont fixés des rubans jaunes et rouges, couleurs de la Provence. C’est une danse de métier, celle des tisserands, qui l’adoptèrent au Moyen-age comme danse de leur corporation. Mais elle est bien plus ancienne et pleine de symboles.
Le mât dressé, symbole d’offrandes sert de trait d’union entre le ciel et la terre : c’est par lui que montent les prières et que redescendent les forces bénéfiques.
Ces idées anciennes s’étant perdues au Moyen-age, on crût qu’il s’agissait d’une danse imitative du métier de cordelier et on lui adapta des paroles sur le tressage des cordes.

LA GAVOTTE

Dans la région de Gap, la jeunesse de ces rudes montagnes, enfermée durant tout l’hiver, dansait dans les granges et les écuries.
Les danseurs rivalisaient de justesse, de précision, de rapidité, dans les pas compliqués. La Gavotte, partie d’un simple branle paysan gagna la cour des rois de France : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI.
Puis elle passa au théatre favorisant la renommé des grands danseurs car elle renfermait tous les pas de ballet classique ; jetée, pas de basque, de zéphyr, ailes de pigeon, brisés, etc…
Elle fut exigée pour l’obtention du brevet de Prévôt de danse aux armées, comme elle l’est encore au sein des groupes folkloriques provençaux, de ceux qui veulent devenir «Maître de danse» : au niveau technique élevé, comme vous allez en juger.

L’ARLEQUINE

Danse de carnaval exécutée par deux jeunes filles et un homme costumé en arlequin.
La badine dans leurs mains frappe le sol pour faire appel à la fertilité et pour chasser les mauvais esprits.
On retrouve aussi le symbole des points cardinaux.

LEI BOUFET

On exécute cette danse le mercredi des cendres. Les «Boufetaire» faisaient partie du cortège de «Caramentran». Des jeunes gens vêtus de chemises blanches de femmes, des rubans aux épaules, des grelots aux pieds, un soufflet à la main, des joues enfarinées, le front signé de cendres, font une marche à «pèd cauquet» (en sautant d’un pied sur l’autre). Pendant la danse, on égrène des couplets grivois. Les danseurs soufflent au postérieur de leurs camarades, tout en évoluant sur deux files, en cercle, en spirales, avec des demi-tours brusques pour changer de sens et de partenaires. Le soufflet est garni de suie ou de farine et servait aussi à écarter les badauds.
On y trouve un symbole lunaire : la spirale. Le pas boîté, ainsi que la ronde à renversements caractérisent la civilisation paysanne, car ils soulignent la faiblesse de la nature en début de cycle.

Les sauts en cadence sont des appels pressant aux forces de la végétation, le soufflet insuffle ces forces à la nature endormie. Cette danse se retrouve aussi dans plusieurs régions de France : Pyrenées, Jura, etc.