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Les
Artisans appartiennent (en opposition aux " Paysans ") à
une classe aisée. Le mari de l’Artisane est très souvent propriétaire de biens
qui lui rapportent des compléments de ressources. Bien souvent, l’Artisane tient
boutique. Très considérée, très jalousée, elle est très élégante pour recevoir
les clients et plus encore le dimanche. N’oublions pas qu’au siècle dernier
c’était à la sortie de la messe que les toilettes étaient remarquées et appréciées.
L’ARTISANE
- la robe : nous l’avons en deux parties (comme il est d’usage à la fin du XVIII°) avec un corsage à basque plissée et une jupe.
- une chemise faite de toile fine de lin ou de coton. Elle a des broderies élaborées ou des fines dentelles. Elle absorbe la transpiration, protège les tissus et orne le décolleté.
- un jupon donne du gonflant à la robe. Il donne de la prestance. Il est en accord avec la richesse du costume. Le jupon est considéré comme le symbole de la coquetterie. Le jupon principal, en partie visible, est orné de dentelles. Il accompagne toujours la robe. L’usage est d’en porter 2 ou 3.
-
le fichu que nous portons sur les épaules est en mousseline de coton (cotonnade
imprimée pour la paysanne et en tulle pour les plus riches), brodé à la main.
C’est tout un art de poser le fichu sur la robe.
-
un tablier : c’est un accessoire très important. Il fait partie intégrante
du costume féminin, il accompagne toujours les robes ou jupes. Utilisé comme
protection ou décoration, sa largeur varie. Plus large chez la paysanne, le
tablier remplace souvent le panier pour les travaux aux champs ou à la ferme.
La qualité du tissu varie selon le vêtement qu’il accompagne. Sa couleur est
toujours en harmonie avec les autres pièces du costume. Le nôtre a été choisi
" noir " pour des raisons esthétiques pour nos spectacles.

-La
coiffe : c’est l’élément essentiel de tout costume populaire. Les conditions
d’hygiène et de vie obligent à soustraire de jour comme de nuit la chevelure.
La tradition dit qu’on ne sort jamais sans sa coiffe (ce serait comme de sortir
sans culotte).
Notre coiffe est faite en mousseline de coton, en dentelle. Il en existe plusieurs
sortes, selon la région, selon si l’on habite à la montagne ou en bord de mer.
La nôtre est une coiffe " à courduro ".
- le pantalon
(l’ancêtre de la culotte).
Le tissu est riche, plein de broderies et de dentelles faites à la main.
- les mitaines : tricotées ou crochetées en coton blanc. Elles sont obligatoires. Une artisane ne sortait jamais sans ses mitaines.
- bas et capes sont aussi des accessoires importants.
L’ARTISAN
La
semaine, l’Artisan, bien que plus élevé dans l’échelle sociale, avait une garde-robe
peu différente de celle du paysan. Seuls quelques détails et surtout le nombre
et la qualité des vêtements les différenciaient. Les jours de sortie (le dimanche),
ils portent :
- un pantalon de toile l’été et de drap de laine l’hiver.
- une chemise de toile fine blanche avec parfois un plastron brodé ou finement plissé.
-
un gilet : Le climat de notre région permet de laisser la veste déboutonnée
et de laisser voir le gilet. Cette pièce du costume était le reflet de la position
sociale du personnage. C’est une pièce de costume souvent luxueuse.
- une veste
- la taïole (=ceinture) : large bande de laine ou de flanelle qui maintient le pantalon.