![]() Retour à la page d'accueil |
Ouvrages de référence:
(Cliquer sur les miniatures des images pour avoir des détails)
Saint-Jeannet
a l'apparence de tous ces villages perchés, si nombreux en Provence et dans
le comté de Nice, qui répondaient jadis à un souci de protection. Il est construit
au sud, largement ensoleillé et protégé des vents du nord.
Le village est situé au pied du Baou de Saint-Jeannet (807m), petite montagne
qui attire beaucoup d'alpinistes et de marcheurs. Le Baou de La Gaude (à l'est)
et le Baou des Noirs et le Baou des Blancs (à l'ouest) complètent le paysage
montagneux environnant.
La place Sainte-Barbe, à l'entrée du village, offre un panorama grandiose jusqu'à la mer.
Le
vieux Saint-Jeannet, qui s'agrippe à une pente abrupte, est parcouru
de ruelles tortueuses et de nombreuses impasses.
Ces passages sont empierrés et coupés de marches pour annuler
les effets du ravinement.
La rue de la Tour, en bordure du noyau ancien, est la seule rue qui soit large
et rectiligne, soigneusement pavée.
La pratique des Calades, caractéristiques
des ruelles provençales, a pour origine le pavement des voies romaines.
Après être passé sous une arche remarquable, la terrasse du Panorama (XIXe siècle), au centre du village, offre également un point de vue unique sur la campagne environnante et la Baie des Anges..
![]()
![]()
![]()
Cliquer sur les images pour avoir des détails
A proximité se trouve l'Eglise paroissiale Saint Jean-Baptiste, construite en 1666 et rénovée récemment.
A voir également:
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
Cliquer sur les images pour avoir des détails
Le Baou de Saint-Jeannet a toujours joué un grand rôle dans l'histoire de Saint-Jeannet. Il a d'abord servi à protéger les hommes qui se réfugiaient dans ses grottes. Il est maintenant réputé auprès des randonneurs et des escaladeurs. Sur son sommet, un magnifique panorama s'offre à la vue, à la fois sur le bord de mer, de Nice à l'Esterel, et sur les montagnes de l'arrière pays. Une table d'orientation installée en 1991 informe le randonneur sur tous les reliefs visibles.
A côté, le Baou de La Gaude, situé également sur la commune, culmine à la même altitude tout en étant moins escarpé. Son relief permet aux parapentistes de s'envoler. Au milieu d'un petit bois, on peut voir le fameux "grand chêne" sans doute l'un des plus anciens de France. On le dit millénaire et sa circonférence est de 7 mètres.
![]()
![]()
Cliquer
sur les images pour avoir des détails
La commune est bordée par deux rivières : à l'est par le Var et à l'ouest par la Cagne. Cette dernière est appréciée par les adeptes de baignade et de canyoning.
Situé sur un mamelon, le château de La Gaude domine la vallée du Var.
![]()
Cliquer sur les images pour avoir des détails
"Tels les très hauts lieux de l'antiquité où les hommes situaient les dieux, le Baou de Saint-Jeannet et son village ont attiré très tôt peintres et artistes ; des classiques aux contemporains, depuis le passage quasi mythique de Nicolas Poussin en route vers l'Italie jusqu'à Raoul Dufy, sans oublier, dans l'intervalle, Hercule Trachel, Alexis Mossa, Emile Loubon.
Ils ont été fascinés par la magie de cet espace où la nature et l'homme ont oeuvré de concert pour créer une scénographie exceptionnelle entre les augustes et redoutables murailles des Baous et les collines plus paisibles.
Ce lieu privilégié a séduit aussi de grands poètes tels que Georges Ribemont-Dessaignes, qui a fait de Saint.Jeannet son village, Tristan Tzara et Jacques Prévert


Cliquer sur les images pour avoir des détails
Il nous faudrait enfin saluer des artistes qui n'ont pas forcément pensé en paysagistes, mais qui ont écrit quelques unes des pages les plus fortes de notre modernité, comme Robert Filliou, Georges Brecht, Robin Page et le critique et historien d'art François Pluchart qui, de Saint-Jeannet, dirigeait Artitudes, sa revue d'avant-garde.
Ici, l'Art et La Nature ont trouvé une évidente harmonie dans cette lumière azuréenne, entre les contreforts des Alpes et la mer, là où le voyageur venant de Nice découvre le premier village de Provence. "
d'après
Jean Forneris
Conservateur du musée des Beaux-Arts de Nice
Une
mention particulière pour François Thomas dit Cali, décédé en 1980, qui a été
nommé chevalier des Arts et Lettres pour son oeuvre orientée vers l'architecture
cistercienne provençale : Senanque, Silvacane, le Thoronet. Ces ouvrages sont
en bibliothèque dans le monde entier.
Concernant Saint-Jeannet il écrivit, à la fin de sa vie, l'histoire d'une maison
de village "La
maison neuve sur la place",
ainsi que "Le
Pays de Vence".
Il s'intéressa à la rénovation du calvaire de Vence et publia "Passion
selon le calvaire de Vence" en tant que
Président de l'Association des monuments et sites de Vence.
![]()
D'Azur
à un Saint Jean-Baptiste de carnation, vêtu d'une peau de chameau d'or, diadémé
du même, assis sur un terrain de sinople, caressant avec sa main dextre un agneau
d'argent, contourné et saillant sur lui, et tenant de sa senestre une longue
croix aussi d'argent avec sa banderole du même.
A ces armoiries se rattache la devise: Longo maï, qui signifie en français "longtemps encore" et qui est l'équivalent provençal de la locution latine: ad multos annos